Il existe un fort effet de levier : 1% de croissance en moins = 5% de dépôts de bilan en plus selon l'analyse d'Euler Hermes SFAC. Dans une économie faite d'interactions, la situation financière d'une entreprise évolue très vite. En effet, l'intensification, l'internationalisation et la modernisation des échanges ont complètement modifié le contexte des échanges commerciaux. Il existe de nouvelles opportunités commerciales pour les entreprises mais elles sont en même temps davantage exposées aux risques. Et parce qu'aucune entreprise n'est à l'abri des risques d'impayés, protéger son poste clients de ce type de risques, surveiller la fiabilité de ses clients et prospects en France comme à l'export, deviennent des impératifs pour éviter de déposer le bilan.
L'indice Global des défaillances d'entreprises d'Euler Hermes SFAC devrait augmenter de 7 % en 2007, après une baisse de 17 % en 2006. Cette baisse exceptionnelle en 2006 a été fortement influencée par les changements récents des législations sur les défaillances en particulier aux Etats-Unis où les dépôts de bilan ont baissé de 50 %. Selon Euler Hermes SFAC, le ralentissement économique amorcé en 2007 va entraîner un risque accru pour les entreprises et une augmentation des dépôts de bilan.
En France, 80% des entreprises défaillantes finissent en liquidation judiciaire et le dépôt de bilan n'épargne aucun type d'entreprises ni aucun secteur d'activité. Les dépôts de bilan sont en hausse de 8% au 1er semestre 2007 comparé au 1er semestre 2006 et de 4,3% (49184) en cumul des 12 derniers mois par rapport à leur niveau atteint en juin 2006. Le nombre de procédures publiées au mois de juin est particulièrement élevé avec 5 405 jugements (chiffre mensuel le plus élevé depuis août 1998). Cela peut être considéré comme un rattrapage après un mois de mai très faible.
Contracter une assurance-crédit, c'est avant tout se donner les moyens d'anticiper et de prévenir les risques de dépôt de bilan.
L'évolution globale de l'Indice global des défaillances Euler Hermes SFAC est perturbée par les effets de base de la réforme des faillites aux Etats-Unis, mais la tendance sous-jacente est orientée à la hausse en 2007-2008.