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Comme prévu, l'UE et le Royaume-Uni sont parvenus à un accord de toute dernière minute sur le Brexit. Afin que donner à toutes les parties prenantes le temps de s’adapter, une période de transition jusqu'à la fin juin a été actée par le Royaume-Uni pour les marchandises importées.

Nous avons posé 3 questions à Ana Boata, Directrice de la recherche macroéconomique chez Euler Hermes.

Quelles sont les conséquences directes du Brexit pour les exportateurs européens ?

Ana Boata : Cette période de transition devrait permettre aux exportateurs européens de limiter les pertes. D’après nos dernières prévisions, les exportations européennes vers le Royaume-Uni diminueront de près de 10 milliards d’euros en 2021. Le plus grand perdant sera l’Allemagne, avec une perte de deux milliards, devant les Pays-Bas (-1,2 milliards), la France (-0,9 milliards) et la Belgique (-0,7 milliards). Un impact réel, mais bien moindre que celui précédemment anticipé, qui représente moins de 0,5% des exportations des pays affectés.

Et quel est l’impact pour les entreprises exportatrices britanniques ?

Ana Boata : Nous prévoyons des pertes pour les entreprises exportatrices britanniques d’un montant pouvant atteindre 27 milliards d’euros en 2021 en raison de la faiblesse de la demande, de l'augmentation des formalités administratives et de la dépréciation de la livre sterling (-3% prévu pour 2021). À son plus fort impact, cela équivaut à 1,1 point de perte de croissance du PIB. Les secteurs qui seront les plus durement touchés seront les produits minéraux, le métal, les machines, l’électrique, le transport, la chimie et le textile.

En quoi l’épidémie Covid-19 rebat-elle les cartes du Brexit ?

Ana Boata : Nous pensons que la crise du Covid-19 devrait « amoindrir » les conséquences du Brexit en raison des restrictions sanitaires (baisse attendue des échanges commerciaux), de la « règle d’origine » (limitation des échanges internationaux et chaînes d’approvisionnement plus locales), de la limitation de la hausse de prix des importations britanniques et un impact direct sur le marché de l’emploi britannique (pénurie de main d’œuvre favorisant des emplois locaux). La crise Covid-19 offre aux autorités britanniques une certaine marge de manœuvre pour absorber l'impact négatif du Brexit auprès de l’opinion publique. Brexit ou non, accord avec l’UE ou non, le Royaume-Uni aurait connu quoi qu’il arrive une récession prononcée au premier trimestre de 2021, à cause de l’épidémie. Toutefois, la situation économique du pays devrait se redresser au gré de de l’avantage comparatif des Britanniques sur la campagne de vaccination et du retour de la confiance, pour une croissance attendue à +2,5% en 2021 et à +7% en 2022.

 

Découvrez l’étude complète d’Euler Hermes.

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