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Enquête Euler Hermes : les défauts de paiement préoccupent le plus les directeurs financiers

De nombreux directeurs financiers ont entamé l’année 2020 avec confiance et optimisme. Malheureusement, le Covid-19 a brusquement mis fin à cette tranquillité d’esprit. Du jour au lendemain, le virus a obligé les entreprises à passer en mode survie. Les directeurs financiers ont été pris dans l'œil du cyclone. Une enquête d’Euler Hermes (‘The Finance Leader of Tomorrow 2020’) auprès de plus de 1.000 directeurs financiers – avant et après le début de la crise du Covid 19 – brosse un tableau nuancé. La confiance a effectivement été mise à mal, mais il y a tout de même des points positifs, comme l'utilisation des nouvelles technologies.

Le fonds de roulement : une priorité

En début d’année, la plupart des responsables financiers prévoyaient une année 2020 radieuse, et ce malgré le changement climatique, un protectionnisme croissant et un risque politique accru. Cela ressort clairement de « The Finance Leader of Tomorrow », une étude à grande échelle menée par Euler Hermes sur plus de 1.000 directeurs financiers. Début février, 2 directeurs financiers sur 3 prévoyaient encore que leur chiffre d'affaires et leurs bénéfices allaient augmenter. En particulier, les grandes entreprises se montraient de leur côté le plus optimiste. Un optimisme qui fut alimenté par une augmentation des ventes et des bénéfices, grâce à une meilleure situation économique en Europe et à l'utilisation de nouvelles technologies.

L’arrivée du Covid-19

En un rien de temps, l’arrivée de la pandémie de Covid-19 a détruit complètement la confiance des directeurs financiers. Avant l'arrivée du virus, 50% des CFO interrogées voyaient la situation économique positivement. Depuis l’arrivée du coronavirus, ce pourcentage atteint à peine 36%. Le virus a également fait rage dans l'esprit des experts financiers. Le stress et l'anxiété ne font qu’augmenter. Les répondants sont particulièrement préoccupés par les retards de paiements et les ventes différées. Les marges bénéficiaires sont sous pression.

La trésorerie est la première priorité

Dans tous les cas, le Covid-19 oblige les responsables financiers à suivre une autre voie. Pour rappel, les économistes d’Euler Hermes prévoient une croissance négative de 4,7% de l'économie mondiale en 2020 et une lente reprise. Cette nouvelle réalité pousse les décideurs financiers à revoir leur stratégie. Aujourd'hui, l'accent est mis sur la préservation du fonds de roulement. L'effet-levier était toujours une priorité absolue avant la crise.

La technologie, une valeur sûre

La confiance dans la technologie est et restera élevée. Avant la crise, 22% des répondants ont indiqué vouloir investir dans ce domaine. Depuis la pandémie, ce chiffre reste pratiquement inchangé à 21%. Il n'est pas surprenant que la technologie soit une valeur sûre. L'année dernière, elle a eu le plus grand impact positif sur les entreprises.

Les responsables financiers sont particulièrement intéressés par la 5G, l'intelligence artificielle, l'Internet des objets (Internet of Things), l’informatique décisionnelle (Business Intelligence) et la modélisation.

Les CFO veulent utiliser la technologie pour réduire les coûts, augmenter les revenus et mieux servir les clients. Le revers de la médaille est que l'utilisation accrue de la technologie comporte également des risques. Par exemple, les entreprises sont plus exposées aux cybercriminels et à la fraude en ligne. De plus, dans les circonstances actuelles, il n'est pas facile de faire un saut technologique quantique. De nombreux employés travaillent à domicile la trésorerie est limitée.  

Les faillites: un effet boule de neige

Covid-19 ou non, le risque le plus courant pour les entreprises est et restera les retards de paiement. L'année dernière, plus de la moitié des entreprises ont été touchées. Une entreprise sur 3 était déjà confrontée à des clients insolvables. La crise du Covid-19 ne fera qu'empirer cette situation. Le nombre de faillites dans le monde devrait augmenter de pas moins de 35% d'ici fin 2021 (+ 26% en Belgique, + 31% au Luxembourg).

Étonnamment, seule 1 entreprise sur 3 se dit préparée à cela. Des discussions approfondies avec les directeurs financiers montrent que la peur d'un effet boule de neige est grande. Les défaillances et les faillites peuvent déclencher une réaction en chaîne qui peut affecter de nombreux acteurs économiques. Les grandes entreprises ne sont pas non plus en sécurité.

Solutions face aux risques d’impayés

Il est donc plus important que jamais de bien se prémunir contre les risques d’impayés. Les directeurs financiers proposent trois solutions : la planification, la diversification et des solutions d'assurance.

Dans un premier temps, les entreprises peuvent mener une gestion proactive de leur trésorerie et élaborer différents scénarios. Ils doivent entre autres contrôler la solvabilité de leurs clients.

De plus, les entrepreneurs feraient bien de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier. Les entreprises ayant une large gamme de produits desservant différents secteurs sont les mieux loties.

De nombreux directeurs financiers soulignent également l'importance de l'assurance-crédit. La coopération avec un assureur-crédit fiable est indispensable, comme l’explique Markus Schneider, CFO de Kerberos Management en Allemagne.

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