Le Coronavirus peut mener à une forte récession

Le Coronavirus peut mener à la plus forte récession depuis des décennies

Dans le monde entier, le Covid-19 domine notre quotidien. La pandémie actuelle de Coronavirus a forcé les autorités du monde entier à appuyer sur le bouton ‘pause’ et ce pour trois mois au moins. Une situation sans précédent. En ces temps exceptionnels, les décideurs politiques prennent des mesures extraordinaires. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour ralentir la propagation du Coronavirus et aplatir la courbe de la récession.

Récession mondiale

Dans leur scénario principal, les économistes d’Euler Hermes prévoient une forte récession mondiale au premier semestre de 2020, suivie d'une reprise en forme de U. C’est le cas pour la grande majorité des économies développées et émergentes.

Contraction économique

Au niveau global, une récession devrait avoir lieu avec une diminution du PIB (Produit Intérieur Brut) de 15 % au cours du deuxième trimestre de 2020. Dans les pays de la zone euro, la croissance économique sera également négative en 2020. Euler Hermes prévoit un taux de croissance négatif de 1,8 %, contre une croissance positive de 1,2 % en 2019. Pour la Belgique, nos économistes prévoient une croissance négative de 1,2 %. En particulier, le deuxième trimestre de l'année sera marqué par une croissance négative significative de 2,7 %. Ces prognoses se basent sur une période de confinement d’un mois. Si le confinement est prolongé de quatre semaines supplémentaires, la croissance négative du PIB sera de -3,5% en 2020.

Actions volatiles

Pour les bourses, la situation va s'aggraver avant de s'améliorer. Les marchés n'évaluent pas encore pleinement le flux de nouvelles négatives qui arrivent suite aux mesures de confinement. Euler Hermes prévoit que la volatilité des actions fera baisser à court terme les marchés boursiers de 10 à 20 % supplémentaires.

Plus de faillites

Pour les entreprises, nos économistes prévoient une augmentation des faillites de 13 % au niveau mondial en 2020. Pour la Belgique, les experts économiques prévoient une augmentation des faillites entre 8 et 10 % par rapport au niveau record de 2019. Clairement plus que les estimations avant le Coronavirus qui affichaient +2%. Les secteurs suivants sont particulièrement à risque en Belgique : la construction, les services, l'agroalimentaire, le commerce de détail (retail) et les transports.

Les gouvernements viennent à l’aide

Nos économistes prévoient que 65 millions d'employés dans l'Union européenne auront besoin d'une aide de l’état. De nombreux gouvernements de la zone euro ont déjà pris des mesures pour limiter les dégâts et pour apporter le meilleur soutien possible à la population active. Le coût de ces mesures pourrait atteindre 120 milliards d'euros, soit 0,9 % du PIB. Des emplois seront également perdus en raison de cette crise, très grave bien que temporaire. Le chômage dans l’UE devrait s'élever à un peu plus de 8 %, soit 1 % de plus qu'aujourd'hui. Les salariés ayant un contrat temporaire et les indépendants seront particulièrement touchés.

Plan B ?

Conjointement au scénario de la récession en forme de U, les économistes d’Euler Hermes ont également élaboré un scénario alternatif. Dans celui-ci, il est question d’une crise économique et financière prolongée en forme de L. Dans ce cas, nos économistes avancent l’hypothèse d’une crise sanitaire de 12 à 18 mois avec une possible réinfection. Dans ce scénario, Euler Hermes prévoit une récession majeure en 2020, avec une croissance négative du PIB et donc un déclin de la croissance économique de 6 % dans la zone euro.

Allons-nous en tirer des leçons ?

Selon Euler Hermes, cette crise du Covid-19 peut changer notre vision du monde dans différents domaines. Par exemple, les investissements en matière de santé recevront à nouveau plus d'attention après des années de « sous-investissement ». Nous regarderons la Chine d’une manière différente. Ce pays a été la première victime, mais a aussi surmonté la crise en premier et aujourd'hui, il aide généreusement d'autres pays en leur fournissant par exemple des masques buccaux et en partageant son expertise. La mondialisation subira un autre coup dur. Les pays se replieront davantage sur eux-mêmes et introduiront des contrôles plus stricts. La manière dont nous traitons d'autres défis exponentiels et collectifs, tel que le changement climatique, va changer. L'urgence l'emportera sur les ressources. Une succession de krachs boursiers pourrait affecter les investissements futurs et conduire à une stratégie plus défensive. Aujourd'hui, nous faisons nos courses, travaillons et voyageons d'une manière très différente. Cette crise pourrait également nous amener à économiser davantage pour des circonstances imprévues.

Découvrez l’étude complète ici (en anglais).

 

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